Oeuvres diverses t.1 (édition Pierre-Georges Castex)

À propos

Les Contes drolatiques, écrivait leur créateur, sont un «livre concentrique» dans une «oeuvre concentrique». À plusieurs reprises, Balzac a souligné que les deux massifs de La Comédie humaine et des Contes drolatiques appartiennent à un domaine commun et relèvent d'une conception unique. Dans une lettre à Mme Hanska du 26 octobre 1834, où il décrivait déjà l'architecture à triple assise du monument romanesque en cours d'élaboration, il ajoutait : «Et, sur les bases de ce palais, moi enfant et rieur, j'aurai tracé l'immense arabesque des Cent Contes drolatiques.» Il proclamait ainsi l'étroite solidarité entre deux projets d'ensemble animés d'un même souffle créateur, et qui lui étaient également chers.
La critique de l'époque, cependant, n'a pas répondu à son espoir : les Contes drolatiques furent mal accueillis. Les aspérités d'un langage archaïque, composite, en partie artificiel, les audaces d'une invention souvent gaillarde, parfois obscène, entraînèrent des réactions de refus ou de rejet, tantôt violentes, tantôt dédaigneuses, ou d'une indulgence condescendante à l'égard d'un écrivain qui certes, pensait-on, avait encore en chantier des oeuvres sérieuses, mais qui, apparemment, éprouvait le besoin de se délasser et de se divertir. C'est seulement au XXe siècle que, par étapes successives, les Contes drolatiques ont pu être mis à leur rang, au sein de la création balzacienne, dont l'unité est constante à travers la multiplicité de ses visages.



Sommaire

Les Cent Contes drolatiques. Premiers essais (1818-1823) : Essais philosophiques - Essais romanesques - Essais dramatiques - Essais poétiques.

Rayons : Littérature générale > Œuvres classiques

  • EAN

    9782070106646

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    1 904 Pages

  • Longueur

    17 cm

  • Largeur

    10.5 cm

  • Épaisseur

    5.5 cm

  • Poids

    722 g

  • Distributeur

    Sodis

  • Support principal

    Beaux-livres

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Honoré de Balzac

1799-1850
Né à Tours, dans un milieu bourgeois, Balzac est pensionnaire chez les Oratoriens de Vendôme, puis dans deux établissement parisiens. En 1819, il abandonne le droit pour se consacrer à la littérature et comme à écrire sous des pseudonymes. En 1825, ses insuccès l'amènent à se lancer dans les affaires (imprimerie, fonderie de caractères). Malgré l'aide de Mme de Berny, de quinze ans son aînée avec qui il entretient une liaison qui lui fait une place dans le monde, il connaît de graves difficultés financières. Ses premiers succès auprès du grand public sont, en 31, La Peau de chagrin et trois ans plus tard, le Père Goriot. C'est en 1842 qu'il adopte pour son oeuvre le titre de Comédie Humaine.Il vient d'épouser Mme Hanska, riche veuve polonaise, avec qui il entretient depuis plusieurs années une liaison amoureuse, losrqu'il meurt à l'âge de cinquante ans.
Balzac pensait que chaque individu dispose d'une réserve limitée d'énergie: en vivant intensément, l'homme brûle sa vie. Son destin a illustré de façon dramatique le symbole de la Peau de chagrin.

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