À propos

Collection « Classiques » dirigée par Michel Zink et Michel Jarrety Baudelaire Les Paradis artificiels Lorsque Baudelaire publie Les Paradis artificiels en 1860, l'expérience du hachisch n'a guère été pour lui qu'une curiosité passagère, quand l'opium, au contraire, accompagne depuis longtemps le traitement de ses souffrances. Le Poème du hachisch précède donc, dans les Paradis, Un mangeur d'opium, recomposition assez libre des Confessions d'un opiomane anglais de Thomas De Quincey, où Baudelaire a tenté de fondre ses « sensations personnelles avec les opinions de l'auteur original ».
Le livre fut jugé extravagant et immoral. On aurait tort pourtant d'y lire une apologie de la drogue - et l'adjectif artificiels a sa pleine valeur de dénigrement. Car s'ils transcrivent des expériences, les Paradis touchent à la quête de l'infini : art poétique dissimulé, traité moral marqué d'anecdotes, ils sont la clef d'un monde où la volonté et la volupté entrent en concurrence pour que finalement triomphe une lumière supérieure qui refuse l'abandon trop facile à de fantasmagoriques jouissances. Et c'est le livre d'une poésie fondatrice.

Edition de Jean-Luc Steinmetz.



Rayons : Littérature générale > Romans & Nouvelles

  • EAN

    9782253014386

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    318 Pages

  • Longueur

    16.5 cm

  • Largeur

    11 cm

  • Épaisseur

    1.3 cm

  • Poids

    180 g

  • Distributeur

    Hachette

  • Support principal

    Poche

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