Histoires inquiétantes Histoires inquiétantes
Histoires inquiétantes
Histoires inquiétantes

Histoires inquiétantes

À propos

Ce Carnet contient deux nouvelles : Ligeia et Bérénice qui ont en commun la fascination du poète - alors à l'apogée de son style noir gothique - pour la beauté féminine, le mariage et la mort.

« Une nuit, vers la fin de septembre, elle pressa ce sujet de détresse sur mon attention avec plus d'emphase que d'habitude. Elle venait juste de se réveiller d'un sommeil inquiétant, alors que j'observai, avec des sentiments à moitié d'anxiété, à moitié d'une vague terreur, les labeurs de son visage émacié. Je m'assis à côté de son lit d'ébène, sur l'un des ottomanes d'Inde. Elle se redressa à demi, et parla, dans un grave et bas murmure, de bruits qu'alors elle entendait, mais que je ne pouvais pas entendre - de mouvements qu'alors elle voyait, mais que je ne pouvais pas percevoir. »



Rayons : Littérature générale > Romans & Nouvelles

  • EAN

    9782851979438

  • Disponibilité

    Manque sans date

  • Nombre de pages

    63 Pages

  • Longueur

    16.4 cm

  • Largeur

    11.1 cm

  • Épaisseur

    0.6 cm

  • Poids

    70 g

  • Distributeur

    Union Distribution

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Edgar Allan Poe

1809-1849
La vie d'Edgar Poe fut une longue pérégrination, de ville en ville et de solitude en solitude, dans une Amérique qui ne peut le comprendre.
Fils d'acteurs de tournées, phtisiques et alcooliques, il naît dans une roulotte cahotante. En 1811, il est orphelin et confié à la charité de la bourgeoisie de Richmond. Il est adopté par la famille Allan qui s'installe pour quelque temps à Liverpool: l'Angleterre mystérieuse va impressionner l'enfant et lui donner le goût du fantastique macabre. Il suit des études classiques et littéraires. A l'Université de Virginie, il commence à contracter des dettes de jeu et rompt avec son père adoptif qui refuse de les payer.
En 1833, il connaît un premier succès en remportant un prix à un concours organisé par le Saturday Visitor de Baltimor avec son récit "Manuscrit trouvé dans une bouteille". Il entre au Souther Literary Messenger de Richmond et en deviendra rédacteur en chef en 1835. Mais l'alcool et les drogues le plongent dans des accès de dépression et il perd son emploi. Dix ans plus tard, il publie le Corbeau qui bouleverse le public. Poe connaît alors une courte période d'engouements et de succès mondains. Les dettes et l'alcool le précipitent définitivement dans la déchéance.
Nul ne saura jamais ce que furent les derniers jours de sa vie: on le découvre, le 3 octobre 1849, dans un ruisseau, près de Light Street à Baltimore. Il meurt quatre jours plus tard au Washington Hospital.

"Je n'ai commis qu'une seule faute: je n'ai pas su être heureux. Jamais! Pas même un jour, pas même une heure. La création elle-même, joie des poètes plus sensibles, était pour moi plus angoissante que rédemptrice. La cause première de mon infortune, maintenant, je la connais. J'ai toujours eu peur de la vie. D'une sensibilité exacerbée et malade depuis ma plus tendre enfance, secoué, ébranlé jusqu'au bout par la malchance et la misère, la vie de tous les jours, la réalité quotidienne étaient pour moi un continuel motif de terreur. J'avais l'impression d'être contamment suspendu à la limite des deux royaumes, d'être un enfant à demi mort, enchaîné, de façon incompréhensible, à un spectre nostalgique. L'enfant avait peur des ténèbres; le spectre, de la lumière. L'un et l'autre aspiraient à la mort et la redoutaient tout ensemble. La vie, c'était pour moi l'hallucination, l'ennemie, la condamnation. Chaque fois que je tentais de m'accorder avec elle, j'étais blessé, repoussé; je me faisais l'effet d'un ange voulant s'asseoir à un banquet de monstres. L'amour lui-même ne parvint pas à me sauver, car la femme est une des plus parfaites incarnations de la vie, et j'avais de la vie une indicible terreur." (Le Jugement Universel de Giovanni Papini)

empty